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Confréries de Charité : une incroyable survivance !

Une histoire venue du fond des temps

Les Confréries de Charité ont pris une grande importance au Moyen Age, lors des grandes épidémies, durant lesquelles  il fallait être vraiment charitable pour braver les risques de contagion, lors de l’inhumation des victimes de la peste ou du choléra …

 Contrairement au reste de la France, la tradition s’est perpétuée dans l’Eure (qui compte 120 Confréries) et, de nos jours encore, dans de nombreuses communes Euroises, ce sont les “charitons” (et non les Pompes Funèbres) qui enterrent, gratuitement, les défunts .

 Lors des cérémonies, les Frères revêtent, par-dessus le surplis blanc, leur Chaperon de velours brodé d’or ou d’argent, et leur défilé s’accompagne de la bannière décorée, de la croix, et des ornements traditionnels.

 Ces hommes, qui aident et soutiennent leurs prochains, méritent donc, à notre époque où l’égoïsme règne, un grand coup de chapeau.

 La Confrérie de Charité de La Haye-de-Routot, créée en 1494, a pour Patrons Saint Clair et Sainte Anne.  Elle compte aujourd’hui 14 Frères, ou Charitons, placés sous l’autorité du Maître, qui change chaque année.

 Démocratiquement, on est “le Maître” de la Charité durant un an, puis on passe le pouvoir !  A La Haye de Routot, la relève du Maître est liée aux rites du Feu de St Clair, et c’est le jour du “cassage” du bois pour le bûcher de St Clair que le précédent Maître “rend son tablier”,

 Le “cassage” se fait un Samedi en début de Juin, et fait suite à la première étape : “l’abattage” : il faut cinq m3  de bois, nécessitant d’abattre plusieurs peupliers.

 Les Tintenelles : des cloches tenues manuellement

Au temps des grandes épidémies, les convois mortuaires étaient précédés d’un Frère qui faisait sonner deux lourdes clochettes : les Tintenelles, qui enjoignaient aux vivants de s’écarter. Les Tintenelles sont toujours utilisées aujourd’hui, pour sonner les offices : gaiement pour les mariages, et solennellement pour les enterrements.


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